Décembre a été marqué par la dichotomie des politiques monétaires des deux côtés de l’Atlantique. Aux
États-Unis, la Réserve fédérale a réduit ses taux directeurs de 0.25% lors de sa réunion de décembre, portant la
fourchette des Fed funds à 3,50 %–3,75 %. Cette décision, logiquement bien accueillie par les marchés, a été
prise malgré des divergences entre banquiers centraux, les « faucons » militant pour le statu quo au regard du
niveau d’inflation encore proche des 3%, et les « colombes » plus enclines à soutenir l’activité économique avec
une politique monétaire accommodante dans un contexte de données retardées et de marché de l’emploi
fragile. A l’inverse, la Banque Centrale Européenne a laissé sans surprise ses taux directeurs inchangés,
l’inflation étant proche de la cible des 2% et l’économie montrant des signes -certes timides- de reprise.
Du côté des marchés actions, des différences notables apparaissent également en fonction de la zone
géographique. Ainsi, les grands indices européens ont connu un rallye de fin d’année, tirés notamment par le
secteur bancaire : l’Eurostoxx 50 a fini 2025 proche de son plus haut historique, en hausse de 2.17% en
décembre, et +18.29% sur l’année. À l’inverse, aux Etats-Unis, le SP500 a continué son quasi-surplace (-0.05%
sur le mois), impacté par les craintes d’une bulle sur les valeurs liées à l’IA. Sur l’année, la hausse (en dollar)
reste légèrement inférieure à celle des grands indices européens, à +16.38%.
Les marchés obligataires européens ont de leur côté souffert d’un mouvement de tension des taux, sur fond de
dégradation des ratios d’endettement des États de la zone. Le Bund est ainsi passé de 2.69% à 2.85%, son
homologue français de 3.41% à 3.56%. Pour autant, les indices d’obligations privées – notre coeur de
portefeuille obligataire – affichent une belle résistance, à -0.19% pour l’indice Bloomberg Euro Investment
Grade et même +0.34% pour l’indice Bloomberg Euro High Yield. La solidité financière des entreprises
émettrices est ainsi saluée par les investisseurs.
Nous avons profité d’une légère consolidation pour renforcer la poche des actions européennes, via le fonds
DNCA Value Europe, qui bénéficie de la surperformance actuelle de la thématique Value.