Le mois de décembre fut marqué par les décisions des principales banques centrales, illustrant un important découplage dû à des dynamiques macroéconomiques divergentes. Aux États Unis, la Fed a abaissé son taux directeur de 25pb malgré de fortes divergences internes, se focalisant sur les signes de dégradation du marché du travail, alors que l’économie reste résiliente et que l’inflation demeure au dessus de la cible des 2%. En Europe, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés tout en révisant à la hausse ses projections de croissance et d’inflation, dans un contexte toujours mitigé avec un PMI manufacturier qui reste en zone de contraction. La Banque d’Angleterre a abaissé son taux directeur de 25pb grâce au ralentissement plus rapide qu’anticipé de l’inflation, tandis qu’au Japon, la BoJ a repris la hausse de ses taux directeurs (+25pb) à 0,75%, son plus haut depuis 30 ans, dans un environnement d’inflation persistante.
Pour 2026, la BCE devrait privilégier un statut quo monétaire, sur la base d’une amélioration des perspectives de croissance et d’une inflation normalisée convergeant vers les 2%, malgré quelques tensions sur les services. Cependant, les futures décisions resteront strictementdépendantes des données.
Les marchés monétaires continuent d'offrir une solution de rémunération des liquidités dans un contexte de faible inflation. A fin décembre, l’€STER offre un rendement de 1,93%.

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