Portés par l’avancée des pourparlers de paix en Ukraine, les indices européens ont surperformé les actions américaines en décembre. Le secteur technologique américain lié à l’IA a, quant à lui, fini par marquer le pas, le débat s’intensifiant autour de la rentabilité des investissements colossaux consentis par les mégacapitalisations technologiques pour remporter la course à l’intelligence artificielle. En Europe, les secteurs cycliques et value terminent la course en tête, soutenus par un regain d’appétit pour le risque alimenté par des révisions en hausse de la croissance bénéficiaire.
Nous avons intégré Siemens Energy. Cette entreprise offre des solutions de production et de transport d’électricité, du conseil technique, ainsi que des services d’exploitation et de maintenance à l’échelle mondiale. Spin-off de la branche énergie de Siemens en 2020, c’est un acteur européen du segment oligopolistique des turbines à gaz, aux côtés de Mitsubishi et du leader américain GE Vernova. Ces entreprises sont portées par des tendances de fond, telles que l’électrification accrue et, surtout, la forte hausse des investissements dans les réseaux, notamment pour répondre aux besoins énergétiques des datacenters liés à l’IA.
Fin novembre, Siemens Energy a profité de sa journée investisseurs pour relever de manière significative ses objectifs à horizon 2028, s’appuyant sur un carnet de commandes important et une amélioration tangible de la rentabilité dans ses principales divisions, en particulier Gas Services et Grid Technologies. Parallèlement, la normalisation progressive de Siemens Gamesa et la mise en place d’une politique d’allocation du capital plus attrayante renforcent la visibilité sur la création de valeur à moyen terme. Le titre complète l’exposition du fonds au secteur de l’énergie aux côtés de Terna.

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