Les marchés émergents ont continué de surperformer en février, avec une progression du MSCI Emerging Market de 6.3% en €, versus -0.9% en $ pour le SP500 et +3.7% pour l'Eurostoxx50.
Les marchés taiwanais et coréens se distinguent particulièrement en Asie, grâce aux bons résultats des producteurs de semi-conducteurs et des équipementiers pour l'intelligence artificielle. A l'opposée, l'Inde continue d'afficher des performances décevantes, impactée par le secteur des services informatiques. Les marchés chinois, dans un contexte d'activité boursière réduite liée au Nouvel An, ont également souffert ce mois-ci. Les investisseurs craignent ainsi des déceptions sur les résultats du quatrième trimestre pour les grandes valeurs technologiques et de e-commerce (Alibaba -19%, Tencent -15%...). L'Assemblée populaire nationales qui ouvre le 5 mars permettra d'y voir plus clair sur les objectifs quinquennaux, sur la possibilité d'un plan de relance de la consommation intérieure et sur les secteurs et thématiques privilégiés. En Amérique Latine, mention spéciale aux marchés brésiliens et mexicains, porté par les secteurs des matières premières, de l'énergie et des financières. Les politiques monétaires restent par ailleurs accommodantes dans cette zone économique, notamment au Brésil, alors que les valorisations sont toujours raisonnables même après les performances de ces derniers trimestres. Si l'attaque conjointe américaine et israélienne contre l'Iran est intervenu après le dernier jour boursier de février, elle ne manquera pas d'avoir des conséquences fortes pour les marchés émergents en mars, notamment au regard de l'importance du détroit d'Ormuz pour les livraisons de pétrole et de gaz naturel à destination de l'Asie.