Environnement de marché
Le mois de février a été marqué par une remontée de l’aversion au risque, qui a entraîné un repli des rendements souverains sans toutefois provoquer d’élargissement significatif des marges de crédit, celles-ci restant à des niveaux relativement serrés. Les marchés du crédit ont en effet fait preuve d’une résilience notable malgré un environnement marqué par plusieurs sources d’incertitude : interrogations autour de l’IA, tensions sur le crédit privé, risques géopolitiques persistants et réémergence du risque tarifaire à la suite de la décision de la Cour suprême américaine de suspendre certains droits de douane instaurés sous l’administration Trump. Aux États-Unis, la Fed semble désormais moins encline à assouplir sa politique monétaire. La majorité de ses membres souhaite observer des progrès supplémentaires sur le front de la désinflation avant d’envisager de nouvelles baisses de taux, alors que l’inflation sous-jacente demeure autour de 3 %, un niveau toujours sensiblement supérieur à l’objectif de la Fed. En zone euro, l’inflation a poursuivi sa décrue et la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés à l’issue de sa réunion du 5 février. Dans ce contexte, les taux souverains ont reculé : le rendement du Bund allemand à 10 ans s’est détendu de 20 points de base, tandis que le taux américain à 10 ans a baissé de 30 points de base, pour s’établir respectivement à 2,64 % et 3,97 % en fin de mois. Sur le marché du crédit, l’indice iTraxx Xover 5 ans s’est écarté de 13 points de base sur la période (dont 6 points de base lors de la dernière séance du mois), tandis que l’indice iTraxx Main s’est élargi de 4 points de base en février.
Performance et positionnement du fonds
Le fonds a enregistré une performance positive de 0,42 % en février, dont 0,27 % attribuables au portage du portefeuille. Au 27 février 2026, le fonds affiche un rendement au pire de 3,50 %, pour une duration de 3,6 et une notation moyenne de BBB+. Dans ce contexte, nous demeurons attentifs aux risques géopolitiques ainsi qu’aux développements sur le marché du crédit privé. La gestion reste orientée vers des secteurs défensifs et des émetteurs offrant un niveau de portage attractif. Nous participons au marché primaire de manière sélective, seulement s’il nous permet de capter une prime intéressante par rapport au secondaire.

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