Malgré un environnement économique et politique incertain, les marchés financiers ont globalement continué en février leur progression. La FED a de nouveau laissé ses taux inchangés, et semble peu encline à les baisser en 2026 après que le comité du FOMC ait relevé son évaluation de la croissance de « modérée » à « solide ». Par ailleurs, la Cour Suprême a invalidé une partie importante des droits de douane mis en place par Trump, le conduisant à instaurer un nouveau tarif douanier mondial de 15%. Ces annonces rendent la tâche de la Fed encore plus délicate, alors même que l’inflation core demeure à 3% en rythme annuel. En zone euro, l’inflation poursuit sa décrue, à 1.7% en janvier. La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés pour la 5e réunion consécutive, le taux de dépôt restant à 2.0%.
Portés par une économie mondiale résiliente, les marchés actions ont prolongé en février le mouvement d’élargissement des thématiques porteuses initié depuis début décembre, comme l’illustre la surperformance des indices équipondérés et des segments small et mid caps. A l’inverse, les « Mag 7 » poursuivent leur correction dans un contexte de capex massifs et de questionnement sur leurs valorisations. Cette rotation a bénéficié en premier lieu aux marchés émergents et à l’Europe, grâce à une vision plus constructive sur la croissance domestique, la compétitivité et les réformes structurelles. Les marchés obligataires sont restés de leur côté bien orientés, avec une détente généralisée des taux (-20bps sur le rendement du Trésor US à 10 ans, à 3.97% et sur le Bund à 2.65%). Les spreads sont par ailleurs restés quasi stables, malgré les tensions au Moyen-Orient en fin de mois.
L’allocation générale du fonds a peu évolué en février, avec toujours une légère surpondération actions et un biais Europe et pays Emergents. Nous avons en partie arbitré l’OPC ADS Venn Alpha US en faveur de l’OPC CM Convictions USA. Du côté obligataire, nous gardons un coeur de portefeuille investi sur des OPC Investment Grade d’échéance moyen terme.