L’annonce d’un cessez-le-feu en Iran le 7 avril a déclenché un rallye des marchés actions, les investisseurs anticipant une dynamique de désescalade. Le camp présidentiel américain n’a en effet aucun intérêt à voir ce conflit, impopulaire, se prolonger à l’approche des élections de mi-mandat.
Dans ce contexte, le Nasdaq 100 (+15,64 %) et le S&P; 500 (+10,42 %) ont fortement rebondi, soutenus par le retour en grâce de la thématique de l’intelligence artificielle. Les marchés émergents ont également progressé, avec un MSCI Emerging Markets en hausse de 12,72 %, porté notamment par les valeurs coréennes Samsung et SK Hynix. En Europe, les performances sont restées plus modérées, en raison d’une moindre exposition technologique : le DAX gagne 7,1 %, le CAC 40 3,8 % et le FTSE 100 2 %.
À l’inverse, les marchés obligataires ont été plus hésitants. Les rendements souverains ont évolué de façon erratique dans une fourchette de 15 à 20 points de base, au gré des annonces géopolitiques. Le taux allemand à 10 ans s’établit à 3,02 % (+2 pb) et le taux américain à 4,38 % (+7 pb). Si la BCE a maintenu ses taux inchangés, la perspective d’une hausse en juin continue de peser. L’institution reste confrontée à des tensions entre inflation et croissance. Les obligations privées ont néanmoins surperformé, grâce à un resserrement des spreads vers leurs niveaux d’avant crise.
Au vu de l’environnement géopolitique très obscurci, marqué par l’échec des négociations entre l’Iran et les États-Unis, nous avons réduit notre exposition aux actions lors des dernières séances d’avril. Cette décision s’inscrit à rebours du positionnement adopté le mois précédent, lors du point bas de marché. L’allocation aux actions européennes a ainsi été réduite, avec des prises de profits partielles sur DNCA Value Europe et Indep & Expansion Small Caps.

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