Le conflit iranien a renforcé les besoins de souveraineté énergétique, déjà mis en évidence en Europe depuis le conflit ukrainien. Cette thématique s’inscrit plus largement dans une nouvelle ère d’investissements qui a pris le relais du pilier de la consommation dans la croissance économique mondiale, après avoir cruellement fait défaut au cours de la décennie précédente. Ainsi, le secteur de l’énergie nous semble être à l’aube d’un important cycle haussier des dépenses d’investissement pétrolières, similaire à celui du début des années 2000, tout en s’accompagnant de la poursuite de la croissance des énergies renouvelables dans un contexte de diversification du mix énergétique mondial. Si les majors pétrolières ne constituent pas particulièrement des sociétés à fort pouvoir de fixation des prix, car trop dépendantes de l’évolution du baril, les sociétés parapétrolières, davantage positionnées en amont sur les infrastructures, disposent souvent d’un savoir-faire d’ingénierie et de technologies leur permettant d’imposer leurs tarifs.
Nous avons ainsi initié une position en Technip Energies, spécialisé dans l’exécution de projets ainsi que dans la fourniture de technologies, de produits et de services destinés aux infrastructures énergétiques. Leader sur les mégatrains de liquéfaction situés au Qatar, la société devrait bénéficier de la reconstruction des infrastructures de Ras Laffan, situées à environ 80 km de Doha, ainsi que plus largement des développements de capacités énergétiques supplémentaires au Moyen-Orient. Au-delà des hydrocarbures, Technip Energies devrait également profiter de la croissance des énergies renouvelables, segment sur lequel le groupe est déjà fortement présent. L’ensemble de ces éléments lui confère un carnet de commandes solide donc une visibilité élevée jusqu’en 2029