Les espoirs d’une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient ont continué de soutenir les marchés au mois de mai, dans un environnement favorable à la prise de risque, avec un baril de Brent en net repli sous le seuil symbolique des 100 dollars.
Dans ce contexte, les rendements souverains ont néanmoins continué d’évoluer de manière erratique, au gré des annonces géopolitiques et des anticipations de marché concernant les prochaines décisions des banques centrales. Le taux 10 ans allemand termine le mois en repli de 10 pb à 2,92 %, avec une baisse plus marquée sur le 2 ans (-13 pb). À l’inverse, une divergence apparaît avec les États-Unis, où la courbe s’aplatit ce mois-ci, avec une hausse marquée de 13 pb des rendements à 2 ans. Cette évolution s’explique par des pressions inflationnistes soutenues aux États-Unis, avec un indice des prix PCE en progression de 3,8 % sur un an en avril, ainsi que par des indicateurs PMI qui demeurent bien orientés, contrairement à ceux de la zone euro.
Sur le marché du crédit, l’appétit pour le risque a contribué à maintenir les spreads sur des niveaux serrés, avec un iTraxx Crossover qui se resserre encore de 33 pb à 259 pb fin mai, soit un niveau inférieur à celui observé fin février, avant le déclenchement de la guerre en Iran.
Les marchés monétaires continuent d’offrir une solution de rémunération des liquidités et des perspectives positives avec très certainement des hausses de taux directeurs à venir en Europe. Le marché anticipe désormais entre 2 et 3 hausses de taux en Europe d’ici la fin de l’année. A fin mai, l’€STER offre un rendement de 1.93%.